Friday, July 29, 2005

JOUR 1: dimanche


zion Posted by Picasa

Le lendemain matin, nous essayons de nous lever tôt (en vain)…
Les premiers paysages rocheux et secs nous promettent une journée colorée! Nous sommes déjà impressionnées dès le premier regard.
Nous décidons d’entreprendre une randonnée de 400m de dénivelé pour atteindre un petit sommet qui surplombe le canyon: Angel’s landing (que JE traduis par: “là où debarquent/atterrissent les anges”…c’est joli :o))


from angel's landing Posted by Picasa

Il est 10h lorsque nous commençons la rando (en fait il était 11h parce que nous ne sommes plus en Arizona mais en Utah… mais ça, on ne le savait pas!). La température au soleil est chaude mais acceptable. Nous montons régulièrement et profitons des paysages superbes. Sommes quasi seules avec les écureuils sur le chemin. Après avoir bien monté, nous arrivons sur un faux plat, exposé en plein soleil, d’où nous discernons exactement la suite de la rando. Il faut marcher et monter sur une arête escarpée, très impressionnante et gagner la pointe de cette avancée de montagne sur le canyon. Une corde métallique nous aide par moment, mais avec le vertige, la chaleur et peut-être une légère hypoglycémie, je me sens mal. J’angoisse d’autant plus qu’il va falloir tout redescendre (ce qui me parait impossible). Aude passe devant et m’encourage. Je sais bien que je gagnerai le sommet, mais je me sens mal et j’avance péniblement, me concentrant sur chacun de mes pas, consciente que dans ces moments là, on trébuche facilement (et je ne veux pas trébucher ici!!)
Nous atteignons enfin le sommet! La vue est grandiose! Les couleurs sont superbes… il faut bien l’admettre: ça valait le coup de se faire des frayeurs! Je me mets bien au milieu de l’arête, le plus loin possible de la falaise de gauche ET de la falaise de droite, et je ne bouge plus, appuyée sur mes deux pieds que j’essaye de croire collés au sol… seulement alors, je sors mon appareil photo et m’aventure, tremblante, à mettre mon oeil dans le viseur…
Nous mangeons, sous un petit arbre, dont l’ombre trouée est ridicule mais comme il a eu la bonne idée de pousser au milieu de l’arête (héhé!)
Après avoir repris quelques forces, nous entreprenons la descente que j’appréhende tant… et finalement, c’est avec une surprise totale que j’admets la facilité avec laquelle nous avançons. Je n’ai plus peur (presque). Ouf!!! Sauvée… Nous redescendons ensuite dans le canyon pour rejoindre la route… La température a bien monté et est de nouveau presque intenable. Un touriste du coin nous affirme qu’il fait particulièrement chaud même pour la saison… (comme à New York: l’été le plus chaud depuis des dizaines d’années… ça me poursuit ce machin la… )
La journée à Zion park se termine par une baignade dans la rivière au fond du canyon !! Un plaisir apprécié et mérité bien que tous les touristes s’y retrouvent! Nous profitons de la fraîcheur du torrent qui coule dans un décor de carte postale…

Nous reprenons ensuite notre voiture et nous dirigeons vers la sortie nord du parc…La géologie du Zion nous offre encore en dernier souvenir des vues inoubliables, aux strates colorées et aux montagnes parfois rondes d’érosion, ou creusées par les coulées d’eau. Au revoir, Zion…

Nous nous dirigeons vers le Bryce canyon… Sur la route, les paysages changent audacieusement! Nous traversons désormais une plaine verte d’herbe et d’arbres… Quelques fermes à l’horizon et des vaches qui paissent dans les prés… Plus loin, sûrement moins en altitude, le désert reprend ses droits et la végétation s’incline devant une telle inhospitalité.

Nous atteignons ensuite le “red canyon”, peu connu, sur le chemin du Bryce canyon…Est-ce le soleil couchant? Ma sensibilité a cet instant? Le rouge très intense de ce petit canyon me touche beaucoup! Aucune photo ne lui rendra justice, mais en mémoire, il est aussi petit en taille qu’est grandiose en couleur notre “red canyon”… Nous reprenons la route et arrivons enfin au Bryce. Il n’est pas très tard et il reste encore quelques places au camping du parc. Nous nous y installons (toujours pas de douches…)
La température est bonne !!! Nous apprécions. Dans la soirée, nous faisons connaissance avec nos voisins allemands, des jeunes doctorants, qui visitent la région après un congrès qui s’est déroulé au Nouveau-mexique! Ces phD, ils sont partout!!!!
La température tombe à tel point que Aude prend froid, alors que moi, bras nus, je revis!!
Notons, que nous sommes à 3000m d’altitude!!!! La nuit naturellement fraîche m’apporte alors un repos sans prix, après l’enfer des nuits New Yorkaises (j’exagère à peine)!


les frangines (au loin, le sommet) Posted by Picasa


Zion park, vue depuis le sommet Posted by Picasa


red canyon Posted by Picasa

Saturday, July 16, 2005

JOUR 2: lundi


Bryce canyon Posted by Picasa

Visite du Bryce canyon. Le paysage est digne (dans mes souvenirs) de la Cappadoce, les troglodytes en moins… Les tons sont ocres, jaunes et rouges… La nature a bizarrement taillé dans cette vallée, une sorte de fourmilière géante!
Tous les été, dans ces parcs aux roches friables, un travail incroyable s’accompli pour reconstruire les sentiers, balayés par la neige et la pluie… Le notre est encore en partie fermé, nous ne ferons alors qu’un bout… Nous descendons dans la vallée petit à petit (je n’aime pas ces randos où l’on commence par descendre!!!!). Le chemin passe entre les petites montagnes, parfois même à travers certaines, via une arche…


Bryce canyon, sentier Posted by Picasa

Le paysage est définitivement impressionnant. Nous remontons alors doucement, ralenties par la chaleur… La fin de la visite du parc consiste à s’arrêter à différents points, le long de la crête, qui surplombe le site… Chaque point de vue révélant de nouvelles splendeurs…


Bryce canyon Posted by Picasa

Nous reprenons ensuite notre route, contraintes par la courte durée de notre séjour ici… Tout un défis, alors que une semaine dans chaque parc ne suffirait pas à rassasier notre curiosité…
Nous faisons route vers arches national park, beaucoup plus à l’est. Notre guide nous indique qu’il est indispensable de le visiter si nous sommes dans le coin. A l’échelle des Etats-unis, d’un consensus, nous estimons alors “être dans le coin”. Nous traversons alors le national capitol reef naional park, où ne nous arrêterons pas, manque de temps. De la route, les paysages sont plus ternes et moins grandioses et pourtant, ce parc semble doté de milles merveilles, bien cachées, à explorer… Très tentant, mais une autre fois… Nous essayons d’avaler le plus de kilomètres possibles, respectant pourtant les limites de vitesse… Et heureusement car nombreux sont les sheriffs sur ces routes ainsi que les voitures arrêtées en excès de vitesse…
Nous nous arrêtons finalement en plein désert dans le village de Green River, qui fait office d’oasis dans ce décors. La petite ville est implantée au bord de la seule rivière (à des centaines de km) qui coule en été. C’est aussi le seul village sur des centaines de km.
Nous cherchons alors un camping et trouvons finalement un avec douche (hourra!) et piscine (1000 hourras) moins cher que les campings des parcs nationaux ! (conclusion: camper dans les parcs nationaux = arnaque)
Il ne nous aura pas fallu beaucoup de temps pour planter la tente, mettre les maillots de bain et se jeter à corps perdu dans la piscine! Plaisir intense de vacances bien rythmées!
Une fois le corps et les idées bien rafraîchies, nous partons manger au resto du coin… pas formidable, mais au moins, pour une fois, pas de cuisine!