Le départ: samedi

vue avion

Emoustillées, excitées, impatientes nous étions… La veille du départ, presque tout était prêt (une fois n’est pas coutume!)
Ravies de quitter New York et sa chaleur humide atroce, son stress permanent, sa pollution étouffante…
Samedi matin, en taxi nous accédons à l’aéroport (Laguardia) et prenons un avion de la Northwest…. Bannie à jamais de ma liste des compagnies aériennes utilisables.
Pas de films, pas de jeux, pas de musique, pas de confort des sièges (vraiment!)… et surtout: rien à manger!!!!!! Le drame, l’apocalypse, pour la mangeuse invétérée que je suis….!!!! Très inquiètes par une hypoglycémie sous-jacente, nous ouvrons le catalogue de la compagnie. Dedans nous comprenons le système: boissons alcoolisées payantes et nourriture payante… mmmfff… Néanmoins, la bonne nouvelle qui soulage les troupes, est qu’il est possible d’acheter un sandwich ou une box (il y a différentes couleurs correspondant a différents assortiments de junk food: chips, cacahuètes, barre chocolatée… du gras du gras et du sucre…)
Notre choix se porte donc sur un sandwich (naturellement...) et une box rouge (moins cher).
Attendons patiemment le service, et apprenons finalement déçues, que “non! Il n’y a pas de sandwiches à bord!!!” Et en plus il n’y a que des box vertes… tant pis, résignées, dégoûtées, nous achetons à contre coeur, mais comprenez: question de survie, cette green box (une pour deux, faut pas exagérer non plus). Le festin dure environ une minute. La digestion elle, est immédiate et l’hypoglycémie reprend rapidement ses droits peu de temps après.
Ajoutons, que le voyage a été mouvementé par des trous d’air, perturbations… plus que d’habitude, j’étais presque malade! Fou…
Nous arrivons enfin à Las Vegas! C’est le début de l’après-midi … en attendant de récupérer nos bagages, nous sortons faire un petit tour, expérimenter les températures sous ces latitudes. Sommes estomaquées! Après plus de 8 heures passées dans la climatisation, le choc est grand! L’air est sec mais brûle le visage. Nous sommes à l’ombre et c’est presque intenable!!!!
Mais suis-je à ce point inconsciente pour partir 10jours en plein été dans le désert????? Remords, remords sur le choix de la destination... Aude, elle, est ravie: vive les vacances, la chaleur, ça ne l‘inquiète pas! Et puis, elle en a connu d’autres!
Bon, les bagages récupérées, nous allons chercher notre voiture de location… il fait décidément très chaud… et une fois dans la voiture (qui a du rester longuement au soleil au préalable) Aude règle les rétros, le siège etc. pendant que je commence a tourner de l’oeil, manquant d’air… ouf, c’est parti, mettons la clim’ à fond, et partons sur la route des vacances, direction le Zion park.
Nous ne verrons Las Vegas que de loin pour l’instant. D’ailleurs elle ne nous inspire pas grand intérêt! Un genre de Disney land pour adultes cherchant a fuir la réalité une semaine durant…
Nous roulons beaucoup, voulons atteindre Zion park ce soir et nous réveiller dans un décor grandiose… La route est longue, droite, interminable, bordée par le désert… c’est un vrai road-moovie à l’américaine… La nuit tombe et dans un moment d’espoir démesuré, j’ouvre la fenêtre pour prendre la température extérieure…argh… c’est tout de même très inquiétant! L’air brûle la main tout comme dans un four! Et la nuit est tombée! Je croyais que dans le désert il faisait froid la nuit!!!!!! (on m’a menti… :o( )
Arrivons enfin à Zion et trouvons 1 emplacement de camping libre (un seul). Comme d’habitude je vais rapidement visiter les sanitaires (sans douches!) et je suis vite sur mes gardes quand je vois alors l’envahisseur se présenter a moi: le cafard!
mmm… toujours là, dans n’importe quel pays, cet insecte de malheur doit pouvoir s’adapter a toutes les conditions (pas comme moi)! Le bougre! Le voici maintenant roder autour de notre tente… Aude se demande si c’est bien une blatte et en conclue que non… je ne dis rien, ne voulant surtout pas la paniquer (ça ne sert a rien d’être deux). Et puis bon, notre tente étant hermétique… le problème présent est de manger… Nous (Aude et sa tong) décidons finalement énervées d’écraser l’ennemi et de le mettre au pilori (technique que Béné et Aude avaient autrefois utilisé dans des circonstances similaires mais sans succès).
Violemment et d’un coup sec, la bête est aplatie sur le sol sableux, bien au milieu… c’est un beau pilori, dont nous sommes très fières. Et miraculeusement la technique marche (les phéromones et tout ça… ?)
Nous mangeons tranquillement avant d’entreprendre une nouvelle incursion au milieu de blattes (sanitaires).
Enfin, en fin de soirée la température capitule elle aussi ! Allons nous coucher, fatiguées mais ravies de ces vacances aventureuses :oP

